Franchement, créer une boîte de rénovation, c’est facile. Un statut, une camionnette, deux ou trois outils, et hop. Mais la rendre rentable dès la première année, là… c’est une autre histoire. J’en ai vu passer, des artisans ultra doués de leurs mains, fermer au bout de 18 mois. Pas par manque de boulot. Par manque de structure. Et ça, ça fait mal.

Perso, ce qui m’a sauté aux yeux en discutant avec des entrepreneurs du bâtiment (dans des cafés, sur des chantiers à Annecy ou Chambéry, parfois à 6h30 du matin, café tiède à la main), c’est que ceux qui s’en sortent ont tous un point commun : ils ont réfléchi à leur organisation avant même de poser la première plaque de placo. Certains s’inspirent de modèles locaux bien huilés, comme ce qu’on peut voir sur [https://renovationsavoie.com](https://renovationsavoie.com), où la clarté de l’offre et la méthode sautent aux yeux. Ce n’est pas magique, c’est juste structuré.

Étape 1 : arrêter de vouloir tout faire (oui, vraiment)

Tu veux faire de la rénovation générale ? Élec, plomberie, peinture, carrelage, isolation, tout ?
Je vais être direct : mauvaise idée pour démarrer.

La première année, ton objectif, ce n’est pas d’être polyvalent. C’est d’être rentable. Et pour ça, il faut choisir un cœur de métier clair. Un truc que tu maîtrises bien, que tu peux chiffrer vite, et sur lequel tu ne te plantes pas une fois sur deux.

Exemple concret : un artisan que je connais faisait “un peu de tout”. Résultat ? Des devis à rallonge, des marges floues, et des fins de mois stressantes. Il s’est recentré sur la rénovation de salles de bain. Point. Six mois plus tard, ses devis tenaient sur deux pages, ses délais étaient carrés, et il dormait mieux. Comme quoi.

Étape 2 : comprendre tes chiffres (même si ça t’ennuie)

On ne va pas se mentir : les tableaux Excel, ça ne fait rêver personne.
Mais si tu ne sais pas exactement combien te coûte une journée de travail, tu bosses à l’aveugle.

Pose-toi ces questions, là, maintenant :

  • Combien je dois facturer par jour pour me payer correctement ?
  • Combien me coûte réellement un chantier (temps + matériaux + imprévus) ?
  • À partir de quand je commence à gagner de l’argent, pas juste à encaisser ?

Un chiffre qui revient souvent chez les entreprises qui tiennent la route : au moins 30 % de marge brute. En dessous, le moindre retard, la moindre erreur, et tu travailles pour rien. C’est dur à entendre, mais c’est clair.

Étape 3 : des devis simples, clairs, assumés

Tu sais ce qui tue la rentabilité ? Les devis flous.
“À peu près”, “on verra sur place”, “ça devrait rentrer”… Non.

Un bon devis de rénovation, c’est :

  • Des postes détaillés
  • Des options séparées (et facturées)
  • Des délais écrits noir sur blanc

Et surtout, tu assumes tes prix. Si un client trouve que c’est trop cher, ce n’est pas grave. Vraiment. Les clients qui négocient tout dès le départ sont souvent ceux qui posent problème à la fin. Je trouve que c’est un signal à écouter.

Étape 4 : organiser ton temps comme un chef d’entreprise

Au début, on se dit “je verrai au jour le jour”. Erreur classique.
Sans planning, tu passes tes soirées à rattraper ce que tu n’as pas anticipé la journée.

Une méthode simple qui marche bien :

  • Planning chantier à la semaine
  • Une demi-journée fixe pour l’administratif (oui, bloquée)
  • Des créneaux dédiés aux devis, pas entre deux coups de marteau

Ça paraît basique. Et pourtant, très peu le font vraiment. Ceux qui le font gagnent du temps, et donc de l’argent. C’est aussi simple que ça.

Étape 5 : penser “entreprise”, pas juste “artisan”

C’est peut-être le point le plus délicat.
Passer du mode “je fais le job” au mode “je pilote une boîte”.

Ça veut dire :

  • Dire non à certains chantiers
  • Choisir ses clients
  • Investir dans ce qui fait gagner du temps (outils, logiciels, sous-traitance)

Un entrepreneur rentable n’est pas celui qui travaille le plus. C’est celui qui travaille le mieux. Ça m’a surpris au début, mais c’est flagrant quand on observe les entreprises qui durent.

En résumé (et sans langue de bois)

Structurer une entreprise de rénovation rentable dès la première année, ce n’est pas une question de chance.
C’est une question de choix clairs, faits tôt.

Moins de dispersion.
Plus de méthode.
Des chiffres maîtrisés.
Et une vraie posture de chef d’entreprise.

Si tu es en train de lancer ta boîte ou que tu galères un peu, pose-toi cette question simple : est-ce que mon organisation actuelle me permet vraiment de gagner de l’argent ?
Si la réponse est floue… alors tu sais par où commencer.

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